Les missions de vie des couples sacrés, du point de la Kabbalah - zivoug amiti

Ecrit le 16/08/2019, relifté en 2022


Aujourd’hui c’est Tou Beav. C’est la fête des amoureux en Israel. On dit aussi que ce jour là les âmes-soeurs se retrouvent… Alors justement parlons-en, et parlons aussi des couples sacrés - zivoug amiti ! En effet, en hébreu on parle souvent de « trouver notre Mazal » et peu du Zivoug Amiti. Aujourd’hui ce sera chose fête !!


Voici donc des informations complémentaires par rapport à ce que vous avez déjà pu voir, lire et entendre sur les missions du couple sacré et son chemin.


J’utilise ici la perspective de la kabbale, l’Essence de la spiritualité du judaïsme.

Je complète également avec l’angle du processus alchimique.

Ces perspectives agrandissent, assouplissent et en même temps élèvent et précisent cette fabuleuse expérience.

Et bien sûr, je m'appuie sur mon Expérience.


Dans cet article je parlerai de la place de la spiritualité dans le couple sacré, son rôle de réceptacle. Nous verrons aussi davantage le processus relationnel de danse, et le processus de conscientisation du masculin sacré et du féminin sacré qui permettent une unification des âmes dans le corps. L'un et l'autre accomplissant la connexion et l'intégration plutôt du bas vers le haut et l'autre inversement. Ce, jusqu'à l'équilibre individuel qui rend possible l'unité complète en soi et dans le couple, l'union véritable.

Puis, après avoir exploré les différents processus qui mènent à cette unité, nous verrons pour finir, et en réalité pour commencer, quelles sont les missions de vie des couples sacrés dans le concret.

I. Quelle est la place de la spiritualité dans le couple sacré, zivoug amiti ?

En hébreu, on parle souvent de rencontrer son Mazal. Plus universellement, lorsque quelqu'un est en couple avec une personne qui lui convient bien, le référentiel utilisé est "âme-sœur'.


En hébreu, il existe aussi ce qu'on appelle le Zivoug Amiti. Dans ce cas, il s'agit de l’union d’une femme et d’un homme qui à l'origine, en Essence, portent pour l’un les attributs féminins de l'âme (au nombre de 3), et pour l’autre les attributs masculins de l'âme (au nombre de 2) de la même âme.


Toute âme, de façon primordiale s’incarne dans deux corps, les deux ne se retrouvent pas toujours dans toutes les vies de leur existence. L’existence étant l’ensemble des incarnations. C’est pourquoi nous vivons dans certaines incarnations auprès d’une âme-soeur - mazal, et dans d’autres, zivoug amiti. Et parfois, dans la même incarnation, il est possible de vivre d'abord avec une âme-soeur (ou relation toxique/égotique/karmique), puis il y a rencontre, retrouvailles avec le zivoug amiti. D'où certains divorces.

Dans un couple avec le Zivoug Amiti, la dimension spirituelle est primordiale. Primordiale c’est à dire fondamentale. Primordiale, dans le sens de indispensable à intégrer, à incorporer - faire corps avec - dans la relation. C’est en effet de la même âme qu’il s’agit. Si un couple sacré essaie de vivre une relation de couple comme on le fait avec une âme-soeur, en mode 3D, c’est l’échec assuré. Et la séparation est inéluctable. Et parfois, souvent les couples sacrés passent par cette étape. Plus ou moins longue, elle permet que profondément, chacun transcende, évolue, fasse ce retour vers Soi et vers sa spiritualité ses dons, sa valeur, son intériorité, sa vérité. BeEmet.


Dans l’expérience du couple sacré, il y a souvent à faire face à ce que l’on appelle la Klippa, l’ombre. On parle aussi d’une sorte d’écorce qui recouvre les différentes parties de l’âme et l’empêche de recevoir et donner de la lumière. Ces écorces font se séparer de son Âme, de l’Autre, de la Source de la Création : HaChem. Cela peut prendre la forme de "blessures de l'âme", de mémoires karmiques, et aussi de relations, addictions, déséquilibres, appelés aussi : énergies tierces.

Suite aux retrouvailles, l'un et l'autre est amené á retrouver l’unité et l’harmonie entre tout ce qui les constituent, individuellement et ensemble. Cette Expérience amène à trouver l'équilibre et la stabilité en Soi et dans le couple. Chacun est amené à épouser jour après jour, ses ombres et sa lumière, pour « devenir » des Kéli, des réceptacles de la lumière.

II. La mission du couple sacré : danser !


Il ne s’agit PAS, je crois, d’arriver à la fin d'un quelconque parcours. Déjà le nom ?!? : Pars - cours, Pas très unifiant !! Il ne s’agit PAS, selon moi, d’arriver à un moment où tout est parfait et figé, réglé.

Bien davantage, si nous sommes Sages et non dans une quête de perfection, chacun s'élève, petit à petit, de phases de croissance en phases de croissance, qui entrainent des phases de chaos, des phases de mort et de renaissance, libérés de ce qui n’était PAS de l’Ordre de l'Essence.


Je parle de danser car, dans ce processus exigeant d'unification, il y a des phases de rapprochement qui permettent de retrouver la complicité unique, de partager avancées, amour, énergie créative, visions...


Il y a d'autres de séparation dans la matière pendant que l'un ou l'autre ou les deux réalisent leurs propres processus de guérison, de mise en Ordre dans leur vie, alignés avec leur âme : relations, travail, lieu de vie...


Il y a des phases de silence pendant lesquelles chacun est ramené à sa reliance à l'invisible, à sa Foi, en notre Créateur, en soi, en l'autre et en ce lien. Ce sont aussi des temps pendant lesquels l'un découvre et explore ses capacités extra-sensorielles et l'autre apprend à les maitriser. Ce sont aussi des moments où la télépathie s'affine et aussi d'autres capacités.

II. La mission de vie du couple sacré : être un keli, un creuset

L’énergie, les capacités que les couples sacrés déploient, lorsqu’ils sont Keli de la lumière, de « bons » réceptacles individuels et ensemble sont phénoménales.

« Bon kéli » c’est à dire que le creuset n’est plus ni poreux, ni cassé. Il peut donc recevoir la lumière qui porte l’information. l'UN-formation.


Pour cela, il y a un moment de "brisure des verres", chvirat hakelim, où tout s'effondre et où ce qui n'est PAS de l'ordre de l'Être authentique, du Emet, reste sur le carreau.

Et où, ce qui correspond à l'Être véritable, du domaine des capacités, des compétences, de ce qui anime profondément est identifié, reconnu, assumé.


Pour notre référentiel commun lorsque individuellement et ensemble les deux sont en complétude, on parle de ré-union et de fusion intérieure puis au sein du couple.

La fusion est celle des énergies et des principes et avec le Créateur. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on appelle une relation fusionnelle où l’un ne peut PAS vivre sans l’autre. En effet ici chacun développe son autonomie et son propre alignement.


Ce qui fait peur au départ et parfois un bon moment c'est cette fusion justement. Il ne s’agit en effet PAS de se dissoudre dans ou avec l’autre. Il s’agit de mélanger, d’incorporer les qualités de l’un et de l’autre, au fur et à mesure que les klippot / énergies tierces sont libérées. Et il s'agit d'unifier Neshama, Rouah et Nefesh.


Bien évidemment, cela se fait dans la matière avec la dimension temporelle et c’est le propre de l’expérience.

Cette expérience de couple sacré se vit de la reconnexion, à la reconnaissance, en passant par la/les phases que l’on appelle de séparation. Elle sont, comme en alchimie des phases où le souffre (blessures, karma…), le mercure (relation à D.ieu) changent d’état, ce sont des phases successives pendant lesquelles la matière qui comportait des ombres est transmutée via les consciences émotionnelles, intellectuelles et corporelles notamment.

Ces phases et cette expérience se vivent donc, tantôt ensemble, tantôt à distance, tantôt en couple, tantôt séparés et même quand il y a réunion et couple à nouveau, l’expérience continue et se déploie.


Pendant une bonne partie de l’expérience, ces phases contribuent à ce que nous appelons le Tikoun Olam, la réparation des Mondes. Ce sujet fera l’objet d’autres articles et vidéos.

III. Comment le Masculin Sacré passe de la conscience spirituelle à la reconnaissance intellectuelle puis à la Conscience qui réunit - Daat ?


Celui que, dans un référentiel commun, nous dénommons le masculin sacré, est bien celui qui est, dès le début, sait dans sa conscience spirituelle que l'autre est "son autre". Il sait. Il ne sait peut-être Pas exprimer, dire, concevoir que « cela » puisse s’intégrer et se vivre dans la matière et en couple, mais il est pleinement en Conscience. Souvent il est Haut potentiel Emotionnel.

À la base, souvent le masculin sacré (au début du chemin "masculin blessé") a un référentiel du couple et de l’amour dans lequel son référentiel - inconscient- est constitué de la limitation de sa liberté, les schémas relationnels d’emprise et manipulatrices, de l’amour amoureux fait de pulsions, de dépendances affectives, de confort.

Il transpose donc ce référentiel avec la relation qu’il est amené à vivre avec son Autre. Il a pour habitude de se fondre avec, de mettre des uniformes, des masques. Il a l'habitude dans ses relationnels de ne vivre que certaines parties de lui. Ces parties qui résonnent avec son enfant intérieur blessé. C’est ce qui fait qu’il ressent du confort, du bien-être, du connu dans ce référentiel. Ce sont les repères sur lesquels il a construit sa vie. Alors c’est ce qu’il favorise, dans un premier temps, qui dure jusqu'à ce qu'il en ai conscience et qu'il s'en libère.

Alors qu'avec « Elle » il y a ce rappel à l’Amour, qui ressemble à ce qu’il connait mais puissance 10.000. Par phases, il est terrorisé car il croit qu’il ne pourra Pas échapper à perdre toute sa liberté - tant chérie mais illusoire.


Pour autant, à un moment donné… il réalise que tout ce temps… il s’était en réalité soumis à ses besoins de confort, de kiff, d’avoirs, de statuts, de reconnaissance… à sa peur du rejet.


Fusionner avec « Elle » est ce qu’il redoute. Il croit qu’il va se perdre. Quand bien même il est aussi terrorisé de la perdre.


Plus tard, il est d'accord de se rappeler que les véritables moments où il s’est senti - se sent profondément LIBRE, c’est au contact et en présence de son Féminin sacré.


Il aura besoin de faire l’expérience de se perdre, à nouveau, sans plus aucun contact dans la matière avec Elle, pour le réaliser et en faire l’expérience de lui-même.

Le Masculin Sacré va donc mettre cette Conscience à l’épreuve de l’expérience et tester, expérimenter que c’est bien "cela". Et aussi, ce qui ne l’est Pas. Il explore par l’expérience, pour valider la Conscience du savoir, de la conscience spirituelle, que l’on peut rapprocher de la Sagesse, la Hokhma. Cela lui permet de transposer la Sagesse dont il fait preuve au rationnel, à la Bina en passant par le vécu et le ressenti émotionnel, puis le Daat.


Tout comme il banalise, doute, et redoute (de) ses talents en général et de ses capacités psychiques, extrasensorielles ; c’est aussi dans ce temps qu’il va ressentir parfois le besoin se former, d’être reconnu par des diplômes pour réaliser ensuite, qu’il savait déjà.


Et il préfère alors, à ce moment là, revenir à identifier, reconnaître, explorer, honorer, assumer, exprimer ses talents, ses dons, ses compétences innées et sa relation au Divin et à Elle. C’est à ce moment ou juste après que les Masculins Sacrés s’adressent à moi pour que je les accompagnent à clarifier leur Chemin de vie et avancer dans leur mission de vie.


*En Conscience : lorsque nous parlons de conscient et d’inconscient, nous sommes au niveau du mental. Et, même si, nous retrouvons au niveau de l’inconscient qui contient de fabuleuses ressources et que nous pouvons même accéder ici à des vies passées et futures…

Lorsque nous parlons de « Être en Conscience » nous faisons référence à la Conscience universelle. Daat.


IV. Comment le Féminin Sacré passe de la connaissance à l’expérience spirituelle du couple sacré


Celle, que nous appelons communément le féminin sacré, est elle, d’abord en connaissance/conscience intellectuelle et non en conscience spirituelle (contrairement à ce qui pourrait paraitre, car elle en parle bien…), de cet état d’être spirituel de ce couple. Elle va chercher à intellectualiser pour comprendre, savoir, analyser, contrôler. Souvent aussi elle est Haut Potentiel Intellectuel. Ceci explique cela.

Elle s’attelle à exercer son « pouvoir », elle expérimente des attitudes, des comportements, des manipulations de la relation peu ou très éloignées du féminin sacré. Elle est dans son féminin blessé.


Dans les expérimentations de ses ombres, du féminin blessé, elle est dirigée par les peurs et dans des mécanismes de contrôle, elle fait l’expérience de son égo spirituel jusqu’à ce que …

Elle s’abandonne véritablement au Divin et elle VIVE enfin la dimension sacrée de cette relation. Elle sort du contrôle et de l’égo. Elle retrouve sa propre et individuelle relation à D.ieu, vécue, expérimentée, au quotidien. Elle revient véritablement à Elle, au présent, elle est dans le Kéter, le « être prêt à être »*. Sans projection, sans projeter, sans jeter au dehors sa substance ni vers Lui, ni au travers des autres.


Elle passe de la séfira du Din, du point (qui peut être à des égards enfermant et jugeant) à la séfira du Hessed, l’ouverture, le mouvement au monde, à l’expérience de l’émotionnel, du corporel, du spirituel plus seulement intellectualisés mais vécu dans l'incarnation

IV. L’union du Féminin et du Masculin sacrés

- Du point de vue de l'Alchimie : L’oeuvre au rouge, dont les matériaux étaient déjà présents à la reconnexion peut alors s’accomplir, ensemble. Les qualités, talents, compétences, dons, individuels peuvent ah l’or se mutualiser, se mettre en synergie. Cet accomplissement peut alors passer à l’expérience au coeur du couple sacré, qui crée ensemble et qui sait stabiliser cette fameuse troisième énergie, même en mouvement. Ils sont en capacité de la développer également dans le champ des missions communes.


- Du point de vue de la Kaballah : Nous pouvons relier l’Union des principes Féminins et Masculins à la séfira de Tifferet, l’harmonie de la raison Hochma et du ressenti, Bina, via la sagesse, Hochma. Il en va aussi de l’harmonie du point immobile et de la ligne le Din en mouvement le Hessed, tout comme nous l’expérimentons en danse.


Lettre Hébraïque : le Tsadé des lettres hébraïques symbolise l’Union du principe Féminin et Masculin, qui forme une coupe, un couple, un réceptacle, un Keli pour recevoir la lumière et qui est en même temps relié à la terre, bien stable, alors même qu’en mouvement.



V. Les missions de vie des couples sacrés dans le concret


Nous avons bien exploré la dimension spirituelle dans cet article. Pour autant et en même temps, la mission des couples sacrés est nécessairement reliée et à vivre dans la matière, et via ce couple. C'est d'ailleurs tout l'enjeu, le jeu hahaha !!!

Et même s'il est rare de retrouver son zivoug amiti dans une incarnation, cela devient de + en + fréquent, car nous arrivons en temps de gueoula. Avec cette vision et Expérience d'Unité qui doit se vivre dans le concret. En soi, via le couple, puis la famille et au niveau du peuple et des nations... je sais bien que nous n'y sommes pas encore mais nous y arrivons.


Et donc, nécessairement la vision et l'expérience du couple se doit d'être vécue avec de nouveau repères, dans une dimension holistique, dans une expérience qui réunit le spirituel et la matière justement.


Bien sûr aussi, la mission des couples sacrée est l’amour, l'amour D.ivin oui, et aussi amoureux, d'un homme et d'une femme, d’où ce thème qui m’a été inspiré en vue de ce jour de fête.


La mission des couples sacré est belle et bien l’Expérience du couple sacré et par extension de la famille et tout ce qui a trait à l'éducation. C'est aussi l’expérience du "couple ça crée", car souvent des missions professionnelles, associatives sont entreprises dans leur Tikoun Olam commun.



Déborah Seban pour la mission de vie des couples sacrés

Pour la gueloua et le dévoilement du Mashiah et la concrétisation du Monde à venir, qui est déjà là.

Tou Beav




Avec Joie

Deborah Seban

Business Coach Israel

Business Aligné France

Mission de Vie des Couples sacrés







Mes Sources en matière de connaissances que j'ai reliées a mon expérience :

Même si la Connaissance est universelle, j’aime à honorer celui ou celle qui est à l’initial d’une idée, d’une mise en forme, d’un concept, d’une analyse, d’une canalisation, de celles et ceux qui m’inspirent et nourrissent mes réflexions entre autres :

Livre de Patrick Burnsteinas : Un alchimiste raconte

Livre de Patrick Alani Ouaknine : Les secrets de la Kaballe

Le Tania,